03.10.2011
Sequor.

16:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2011
Détermination.
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Milieu de la nuit. Un dancefloor. Sans aucune négociation, le bras de cette fille est déjà autour du mien. Nous sommes prêts à nous diriger vers la sortie. Elle est jeune, terriblement jeune. Malgré la mélodie puissante crachée aux quatre coins de ce lieu, je l’entends clairement répéter viens j’ai envie d’toi, comme un leitmotiv. Elle me tire littéralement vers la sortie, la pression de sa main sur mon avant bras traduit sa détermination. Nous marchons dans la rue puis nous retrouvons quelques instants plus tard dans son appartement. Sa main toujours agrippée à mon bras, elle s’arrête net devant une paire de chaussures posée à l’entrée. Cela semble la surprendre. Elle se dirige vers une chambre. Sur le lit se trouve une personne proche, visiblement ivre. Elle me fait comprendre que la soirée s’arrête ici. 04h41. Je me réveille, surpris par la quantité de détails présents dans ce rêve.
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09:45. Un transport en commun. J’observe les personnes pénétrer puis ressortir de ce microcosme absurde. Manteaux, cravates, jupes, écharpes et odeurs corporelles se succèdent, se croisent, s’entremêlent pour former un ensemble social grotesque. Au loin j’aperçois une fille cherchant à se frayer un chemin. Nos regards se croisent une première fois. Elle se rapproche, nos regards se croisent une nouvelle fois. Son visage est magnifique. Plus elle se rapproche et plus son âge diminue, phénomène souvent constaté. Elle doit probablement avoir dix ans de moins que moi et l’embarras du choix pour s’asseoir. Elle choisit néanmoins de s’installer en face de moi. Déterminée. S’ensuit quelques regards, observations vestimentaires minutieuses et un sourire en coin comme figé, le sien, celui de la Séduction. Cela est presque trop facile.
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J’ai l’impression que ma vie peut basculer à tout moment. Je suis avec Elle depuis un certain nombre d’années maintenant et j’ai un boulot qui m’offre une vie plutôt confortable. J’imagine qu’un beau jour nous nous séparerons et que ma vie professionnelle ne m’apportera plus aucune satisfaction. Certes je m’en sortirai. On m’a d’ailleurs posé la question une fois, il me semble que j’ai répondu quelque chose comme il arrive ce qu’il doit arriver, référence Lostienne évidemment. J’éprouve une fascination, voire une certaine excitation pour ce brusque changement de destin. Ne plus perdre de temps et ne plus avoir de remords, avoir l’impression de tout perdre et de tout gagner à la fois, descendre à la même station que cette jeune fille et l’attraper salement le soir même dans une chambre d’hôtel aussi cheap que son sac à main. Un rêve, une adolescente étrangement liée à ce dernier et c’est tout un monde, le mien, qui est remis en cause.
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Environnement musical du moment :
Cassius - Brotherhood
00:17 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.12.2010
Que la technologie 3D aille niquer sa mère.

Des paysages saupoudrés de blanc.

Un soleil aux couleurs tièdes.

Des effluves chocolatés.

Rires et regards brillants.

Je ne pense qu'à Elle...

...elles et toi.
16:10 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.12.2010
Stabilité. / Chute. / Tranquillité. [Part 1]




19:46 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.12.2010
Ennui. / L.
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I think I fell in love with a pornstar and got married in the bathroom. Honeymoon on the dancefloor and got divorced by the end of the night. That’s one hell of a life. Les premières neiges. Les présentateurs météo s’excitent à la manière d’un Jean-Claude Narcy la veille d’un 11 novembre. La vie est-elle si ennuyeuse ? Pour une majorité de personnes je le pense. Je suis d’ailleurs entouré de femmes qui s’ennuient. Manque de certitudes, besoins futiles et incapacité à s’extasier devant les choses que j’estime « vraies ». Et puis il y’a L, cette fille qui m’obsède au boulot. Jeune, très jeune, des amis, un Facebook, une garde-robe très certainement inspirée de la rubrique mode de Grazia (n’ayons pas peur des mots). Elle n’a rien pour elle, rien pour moi. Et pourtant. Peut être me rappelle-t-elle deux ou trois échecs adolescents. Je devrais arrêter de l’observer et saisir la première occasion venue, mentir, m’adapter, baiser puis tourner la page. Tout n’est plus si facile. Je remercie la personne m’ayant inscrit à la newsletter d’Elegant Angel. No more drugs for me : pussy and religion is all I need. Grab my hand baby, we'll live a hell of a life.
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Environnement musical du moment :
The Magic Numbers - The Pulse
20:18 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.03.2010
Une gifle téléphonique.

Mercredi. 23:09. Je ne me rase plus le pubis. Il m'arrive souvent de penser qu'un acte aussi ridicule peut radicalement changer le cours de mon existence. Je ne donnais plus de nouvelles mais elle continuait de m'écrire, persuadée qu'il y'avait ce quelque chose, cette science, cette équation à deux inconnues qui nous permettait d'exister. Elle a tout compris. J'ai toujours pensé que nos chemins devaient toujours rester parallèles. Aucun croisement possible, sous peine d'égratigner notre train-train de manière irréversible. Est-il sain d'attribuer son bonheur, celui qu'elle a tant mérité, à la perte ou non de mes poils pubiens? Pourquoi pas. Qu'est-elle devenue? Est-elle vraiment heureuse? Comme un contre-pied parfait au rasoir, je saisis mon téléphone, recherche son numéro puis l'appelle. 23:09, l'heure est aux explications. Un homme répond. Un homme. Une gifle téléphonique. Je raccroche sans dire un mot. Se raser le pubis, comme pour la faire revenir.
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Environnement musical du moment :
MGMT - I Found A Whistle
00:19 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.03.2009
Life Is A Joke.

22:25 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.02.2009
J'suis contente que tu m'aie prise comme ça.

Samedi. 01.25. Une chambre d'hôtel. La pièce est plongée dans un semi-obscurité, ce qui me permet de distinguer une silhouette, la Sienne, en train de sortir de la salle de bains, déposer délicatement son jean sur le dossier d'une chaise et consulter son téléphone, l'air détaché je crois. Elle ne s'est pas débarrassée de son top couleur parme. Elle porte un shorty noir en dentelle. Elle me rejoint dans le lit. S'ensuit un silence d'une demi-douzaine de secondes. Elle me caresse le visage puis m'explique que le fait de m'avoir vu triste et effacé ce soir lui fait énormément de peine (je ris intérieurement).
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Effacé, effectivement je l'étais et je le suis encore. Je n'arrive pas à sortir B. de ma tête. B. est une collègue avec qui je m’entends très bien. Les premiers jours je l'ai détesté. Ses yeux, son sourire, sa personnalité et même sa poitrine : tout renvoie à l'adjectif pétillant. Pétillant. Comme je méprise cet adjectif hypocrite. Et pourtant. Et pourtant je pense à elle constamment. B. est donc une fille pétillante et très ouverte qui a décrété un jour que nous devrions nous parler plus souvent. Il s'agit en fait d'un monologue. Les rôles sont assez simples : je l'écoute et en contrepartie...Il n'y a pas de contrepartie et c'est là ma plus grande frustration. Le désir est une perte de temps. Je suis comme un enfant gâté à qui on refuse un jouet. Je ne serai satisfait qu'une fois que je l'aurais cerné (et accessoirement baisé).
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J'ai une bonne nouvelle pour toi, devine. Je lui dit que je n'aime pas les devinettes. Elle m'explique que contrairement à ce qu'elle m'avait affirmé la veille, nous pouvons faire l'amour ce soir. Quelques minutes plus tard. Je suis allongé sur le dos, essoufflé. Je pense à cette idiote de B. mais aussi à la Matinale de LCI et à une bouteille de 7Up. Elle me regarde (du moins je le devine) puis me dit cette phrase inhabituelle : j'suis contente que tu m'aie prise comme ça.
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Environnement musical du moment :
21:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.02.2009
Déconnexion [Part 2].


21:26 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.02.2009
Déconnexion [Part 1].

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Semaine 3. Vendredi. 23:15. Les toilettes d'un bar branché. Cela faisait plusieurs minutes que je ne me sentais très bien. J'écoutais les pathétiques sujets de discussion de mes camarades sans vraiment y participer (je n'ai pas de voiture, je n'ai pas d'enfant, j'ai certes un appartement mais me fous complètement du prix qu'il coûte et je ne sais où diable se trouve l'A86). J'ai bien trop bu. Je me regarde dans le miroir. Mon visage ruisselle. J'ai du mal à me tenir debout. Un homme derrière moi reboucle sa ceinture, examine furtivement mon visage, se lave les mains (sans utiliser de savon) puis repars. La première chose qui me frappa en entrant dans ces toilettes, ce fût la présence de fauteuils. De grands et confortables fauteuils. Etrange. J'ai du mal à respirer. Je me jette dans un de ces fauteuils. Je me sens comme enlacé par celui-ci. Des images d'Elle que le gin s'empresse de masquer me viennent à l'esprit. Je suis désolé ma chérie. 23:25. Je reprends connaissance, le corps moite. Je remonte les escaliers et refait littéralement surface.
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Depuis ce fameux vendredi, je me suis demandé si il n'était pas important pour moi de changer temporairement de train de vie. Dormir plus, débrancher mon ordinateur et ouvrir tout ces bouquins entreposés depuis trop longtemps. Pourquoi pas. Je me suis alors souvenu du mail de cette charmante internaute à la croupe magnifique (si cette croupe est vraiment sienne). Un mail dans lequel elle me recommandait la lecture de ce livre à haute teneur subversive dont je me demande encore pourquoi je ne l'ai pas ouvert plus tôt. Je relis assez souvent des passages en pensant à vous. Puis il y'a eu Son inquiétude pour mon état mental et physique et Sa question : il y'a quelqu'un d'autre?
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Un mercredi. 22:30. Allongé sur mon lit, au téléphone. Il y'a quelqu'un d'autre? Je réponds par un rire léger tout en admirant les irrégularités du mur. Légitime interrogation. Voila plusieurs jours que je traîne une fatigue générale, que mon corps ne supporte plus ces nuits à visionner de vieux et brillants films faits par de vieux et brillants réalisateurs, que mon corps ne veux plus se coucher très tard pour se lever très tôt. Une fatigue générale. Le besoin temporaire de se déconnecter du bureau, du virtuel, d'Elle et d'autres. Je n'ai bien évidemment pas pu me déconnecter d'Elle, c’eut été bien trop courageux de ma part. Alors que j'ai l'habitude de me raser entièrement le pubis, j'ai eu ce matin la curieuse idée d'y laisser un rectangle de cinq centimètres sur deux.
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Environnement musical du moment :
21:54 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.01.2009
Il Divo. / Gaza Live.

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Vendredi. 16:30. Un immeuble. Un bureau. Je suis dans les temps. Je ne me souviens plus vraiment ce qui m'avait pris la veille au soir. J'avais rajouté à l'objet de ce mail "UGC CINE CITE LA DEFENSE" mais ce n'est que le lendemain matin que je me suis rendu compte à quel point cela était stupide : en effet UGC CINE CITE LA DEFENSE signifiait tout et rien à la fois. J'ai donc voulu rectifier le tir ce matin en me connectant sur Hotmail, au bureau (chose que je m'étais jusque là toujours refusé à faire). Il Divo. 16:55. Cela me parait raisonnable. 16:45. Fermer session. J'enfile mon manteau à la hâte, les poches sont trouées. 16:55. Ponctualité. UGC CINE CITE LA DEFENSE. Salle 1. Je n'ose scruter la salle mais lance un regard ici et là l'air de rien. Je n'ose y croire. Elle est là. Je n'en suis pas réellement sûr mais elle seule pouvait se placer à cet endroit là. Ce détail me fait d'ailleurs sourire et trembler à la fois. Sourire, car elle seule pouvait se placer à cet endroit là. Trembler car j'aurais fait de même et cette ressemblance tout comme ce pion avancé avant moi me fait froid dans le dos. Avancer le pion pour parer l'échec. Ai-je aimé? Absolument. Cette première scène sur Toop Toop de Cassius était aussi inattendue que géniale. Tout comme le monologue, ces plans scorsesiens, les répliques assassines, ces lampes et autres appareils en veille ou bien les lettres d'amour. La grandezza dell'enigma. C'est tout à fait cela.
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Samedi. 14:15. Un quai de métro. Par pur hasard, je rencontre M. Il est en train d'aider une vieille dame à descendre son caddie dans les escaliers. Il dépose délicatement le caddie puis souhaite une bonne journée à cette vieille dame. Je lui demande où il se rend. "Je vais du côté de République à une manif' pour la Palestine, t'es partant?" M. est un ancien du MJS. Je me souviens encore de lui, dans son petit appartement, rédigeant à des heures insolentes des notes dans lesquelles il exprimait ses idées, ses suggestions pour le Parti, rien que cela. Notes qu'il soumettait par mail à un espèce de cadre de la section locale qui lui même les forwardait par la suite (à condition toutefois qu'elles soient intéressantes). Ainsi en quelques clics plus d'une cinquantaine de personnes avaient lu ses idées utopiques et maladroitement rédigées et cela faisait bander M. Puis il y'a eu les idées libérales de certains et la possibilité d'une alliance avec la partie orange. C'en était trop pour M. Il n'a pas vraiment claqué la porte de la section locale. Il ne venait plus aux réunions et ne répondait plus aux mails du cadre cité précédemment. Ses idées sont devenues plus radicales. Je le rejoins dans ces idées mais je crois que M. m'apprécie de moins en moins et ce pour une seule et unique raison : mon boulot.
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Une station plus tard A. , un ami de M., nous rejoins. Je suis surpris par ce timing parfait. Il va également manifester. Pendant une dizaine de minutes j'ai eu le droit à un résumé complet de la situation géopolitique au Moyen-Orient. M. me donne deux ou trois références de bouquins que je place dans un recoin de ma tête. M. semble bien parti pour écrire une note débile. Je suis arrivé à ma station. Je les quitte. Ils vont manifester. Je vais baiser. Dimanche. 06:15. Une chambre d'hôtel. Je finis le fonds d'une canette de Burn en regardant BBC World News. Gaza Live. Une caméra fixe montre un nuage de fumée sur Gaza. M. a t-il déjà rédigé sa note?
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Environnement musical du moment :
Burt Bacharach - Raindrops Keep Fallin' On My Head
23:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.12.2008
J'archive, tu archives, il archive...
19:48 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


