01.02.2009
Déconnexion [Part 1].

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Semaine 3. Vendredi. 23:15. Les toilettes d'un bar branché. Cela faisait plusieurs minutes que je ne me sentais très bien. J'écoutais les pathétiques sujets de discussion de mes camarades sans vraiment y participer (je n'ai pas de voiture, je n'ai pas d'enfant, j'ai certes un appartement mais me fous complètement du prix qu'il coûte et je ne sais où diable se trouve l'A86). J'ai bien trop bu. Je me regarde dans le miroir. Mon visage ruisselle. J'ai du mal à me tenir debout. Un homme derrière moi reboucle sa ceinture, examine furtivement mon visage, se lave les mains (sans utiliser de savon) puis repars. La première chose qui me frappa en entrant dans ces toilettes, ce fût la présence de fauteuils. De grands et confortables fauteuils. Etrange. J'ai du mal à respirer. Je me jette dans un de ces fauteuils. Je me sens comme enlacé par celui-ci. Des images d'Elle que le gin s'empresse de masquer me viennent à l'esprit. Je suis désolé ma chérie. 23:25. Je reprends connaissance, le corps moite. Je remonte les escaliers et refait littéralement surface.
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Depuis ce fameux vendredi, je me suis demandé si il n'était pas important pour moi de changer temporairement de train de vie. Dormir plus, débrancher mon ordinateur et ouvrir tout ces bouquins entreposés depuis trop longtemps. Pourquoi pas. Je me suis alors souvenu du mail de cette charmante internaute à la croupe magnifique (si cette croupe est vraiment sienne). Un mail dans lequel elle me recommandait la lecture de ce livre à haute teneur subversive dont je me demande encore pourquoi je ne l'ai pas ouvert plus tôt. Je relis assez souvent des passages en pensant à vous. Puis il y'a eu Son inquiétude pour mon état mental et physique et Sa question : il y'a quelqu'un d'autre?
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Un mercredi. 22:30. Allongé sur mon lit, au téléphone. Il y'a quelqu'un d'autre? Je réponds par un rire léger tout en admirant les irrégularités du mur. Légitime interrogation. Voila plusieurs jours que je traîne une fatigue générale, que mon corps ne supporte plus ces nuits à visionner de vieux et brillants films faits par de vieux et brillants réalisateurs, que mon corps ne veux plus se coucher très tard pour se lever très tôt. Une fatigue générale. Le besoin temporaire de se déconnecter du bureau, du virtuel, d'Elle et d'autres. Je n'ai bien évidemment pas pu me déconnecter d'Elle, c’eut été bien trop courageux de ma part. Alors que j'ai l'habitude de me raser entièrement le pubis, j'ai eu ce matin la curieuse idée d'y laisser un rectangle de cinq centimètres sur deux.
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Commentaires
Vous parlez des choses desagreables si poetiquement.
Ecrit par : Solaris / telephone cards | 29.12.2009
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